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 RESULTATS CONCOURS 2007 "L'AMOUR"

XIe concours Calliope

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LES GAGNANTS 2007

* 1ere place : Pascal Vilain de Taradeau (83)

Amour est plus …

Que serait donc l’amour s’il n’était que cela :
Frémissement des sens, imperceptible émoi,
Grisant chamboulement et profond désarroi
Du cœur qu’un doux regard un jour ensorcela ?

Que serait donc l’amour s’il ne savait donner
Que l’éclat d’un sourire à tout porteur de  peine,
Le soutien de son bras à qui semble hors d’haleine
Et la chaleur d’un mot à l’être abandonné ?

Que serait donc l’amour s’il n’était destiné
Qu’aux pierres du chemin qui crissent sous les pas,
Aux plantes des jardins, aux fruits de nos repas
Et à ces compagnons que l’on aime câliner ?

L’amour est tout cela mais il est plus encore.
Il est l’appel enfoui au tréfonds de nos cœurs,
Un indicible écho d’une douce clameur,
L’ardent rayon doré d’un lointain sémaphore.

L’amour emplit nos vies mais il nous vient d’ailleurs,
Et le jour où fleurit le bouton de la rose,
Quand après la nuit longue sa corolle est éclose,
Aimer devient alors notre acte le meilleur.


* 2e place : Christiane Verlon de Morlincourt (60)

Ce soir

Ce soir, je te dirai des mots superbes
De ceux que l'on invente au chevet des enfants
J'irai chercher le vent
Pour qu'il m'apprenne
Le chant d'amour de l'océan à la tempête.
Je te raconterai
Les larmes des violettes
Qui dorment dans un lit d'absente.
Je traduirai pour toi
Le dialecte
Des plus anciens brouillards,
De ceux que j'ai trouvés
Tout au fond d'un regard
Qui fixe en arabesque
Le fil ténu,
Allant de l'ombre à la lumière.

Ce soir

J'aurai en moi la puissance insensée
Des plus grands,
Des plus fous.

Ce soir, je t'aimerai...


* 3e place : Florence Digne de Pantin (93)

Prière d'aimer

Laissez-moi la douceur de traverser votre ombre
Que je puisse rêver à l'osmose factice
De l'esprit amoureux pénétrant la pénombre
Sur la pointe des pieds de son rose artifice.

Je tire les rideaux de la réalité
Pour glisser dans la nuit de mon songe voilé,
Sur la pointe des pieds, jusqu'à l'ombre alitée,
Me blottir sous des draps de pénombre étoilée.

Laissez-moi balancer mon âme languissante
Sur la palme d'un songe aux bercements étranges,
Que je puisse sentir cette brise grisante,

Sur la pointe des pieds m'envoler comme un ange.
Laissez marcher mon coeur, laissez-le se pâmer,
Sur la pointe des pieds, laissez-moi vous aimer...

 

 

* 4e place : François Ligniert de Coulogne (62)

Un jour peut-être

Dans un jardin secret, au fond de mes pensées
J'ai semé les baisers qu'un jour je donnerais
Lorsqu'ils auront fleuri, pour la femme de ma vie
Mon ciel sera moins gris, mes songes plus jolis

Dans l'océan glacial de mes rêves de cristal
J'ai vu la fleur du mal emportant mes pétales
Blessant les particules de mon coeur en nodules
Arrêtant la pendule de mon âme incrédule

Dans le désert troublé de mon cerveau figé
J'ai vu la liberté que l'on me promettait
L'amour que l'on m'a pris, la fleur qu'on m'a ravi
Pour l'or de quelques puits, pour l'argent le profit

Dans un jardin sacré, j'ai semé des pensées
Pour que l'humanité connaisse un jour la paix
Pour qu'une foule en liesse un jour nous apparaisse
Combattant la détresse à grands coups de caresses

Dans mon havre de joie on serait tous les rois
On aurait tous la foi pour une même loi
L'amour encore et toujours en boucle chaque jour
En roulement de tambour, on ne serait plus sourds

 

 

* 5e place :  Julien Reynaert de Gigean (34)

Géométrie variable

Hier, le dodécaèdre que j'étais se sentais bien seul.
Ma géométrie particulière ne semblait cadrer avec aucune de vos routes.
Platon me considérait comme un symbole de l'univers, et pourtant je n'avançais guère,
retombant lourdement sur l'une de mes multiples facettes à chacun de mes pas.

Et puis ce matin-là, tu as croisé mon chemin, toi la sphère parmi les ronds.
Tu as fait une pause au milieu de ta course folle,
curieuse de comprendre comment mes arêtes se rejoignaient pour former des angles.
Je me régalais de renvoyer ton image dans toutes les directions,
signalant au monde entier que mes pointes ne te hérissaient pas !

Tu m'as proposé de faire un bout de chemin à mes côtés,
précisant que le temps n'aurait de prise sur nous que si nous l'égrainions.
Nous partîmes donc, et ta perspective me procura tellement d'élan que peu à peu je me mis à rouler, d'abord un peu carré, puis rond,
ton sourire érodant peu à peu les coins de mon état de polyèdre...

Depuis je roule...roule...roule...

 

 

 

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site mis à jour le 25/05/2008